EMELINE RABADEUX

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« Dans la danse comme dans la peinture en passant par la photographie, j’évolue dans un univers abstrait qui pour moi est la condition essentielle à ce que l’oeuvre existe par et pour elle-même. L’oeuvre revêt alors tous les aspects possibles et imaginables aux yeux des spectateurs que je souhaite tout autant créateurs que moi.

Ce qui m’ importe, c’est le processus, le chemin parcouru… jusqu’à un point où l’espace, le temps et la matière s’organisent de manière à créer une vibration intérieure que j’aimerais perceptible de l’extérieur. (A la manière d’un ostéopathe qui rechercher le « Still point » ,  point d’équilibre où il y a à la fois le plus de vie et le plus grand silence) Ce point de vibration est, comme moi, en perpétuelle évolution et c’est pour cette raison que certaines de mes créations s’étalent sur plusieurs années.

« Créer c’est être présent à soi et à son environnement, c’est cultiver une certaine innocence et s’amuser pour mieux rebondir sur l’accident. Je suis venue à la peinture et plus tard à la photographie par accident. Insatisfaite du résultat de ma première toile, j’ai tout recouvert de noir puis gratter, ce qui a fait réapparaitre la première couche. Joie très enfantine de redécouvrir la couleur. Processus de création que j’ai gardé puis développé en jouant avec les couches, les couleurs et les matières. »

De Pierre Soulages à Gerhard Richter en passant par Steeve Reich et Myasaki, nombreux sont les artistes qui m’inspirent. Et quelques citations m’accompagnent :
« The idea of a mistake is beside the point, for once anything happens, it authentically is » John Cage
« Les toiles abstraites mettent en évidence une méthode : ne pas avoir de sujet, ne pas calculer, mais développer, faire naître » Gerhard Richter