CHRISTIAN BURGER

Christian Burger, né en 1969 à Munster (Haut-Rhin) vit et travaille dans les Hautes-Alpes en France. Depuis 2001, il exerce à temps plein son art de sculpteur : commandes publiques aux beaux jours et organisateur d’évènements sculptés, durant l’hiver, dans les stations alpines les plus renommées. Son atelier se situe à Embrun, ZA de pralong.

Il rêve ses représentations scupturales ainsi : carcan rigoureux de la matière lié à un modelé souple des formes. Ses oeuvres dynamiques, guidées par l’emploi d’un matériau relativement léger, le métal, et d’une technique de soudures ajourées, nécessitent une maîtrise des matériaux et de l’espace tridimensionnel ! Pour cela, il recherche des traitements de surface inédits qui joueront de manière fluctuente avec la lumière et ainsi animeront ses oeuvres. :

« En appréhendant les surfaces d’une façon graphique, j’ai remarqué que la sculpture devenait plus forte, qu’elle vibrait littéralement, malgré sa masse, sous l’effet de la lumière. C’est en questionnant les textures possibles des différents matériaux que je suis arrivé aux sculptures ajourées ».


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Au préalable de la technique de la cire perdue, les ours ont été sculptés dans de l’argile, ensuite moulés, pour être reproduit en cire.

La cire perdue est un procédé de moulage à partir d’une sculpture originale en cire. Cette sculpture en cire sera ensuite éliminée par chauffage. Il faut donc l’envelopper dans une matière réfractaire et permettre au métal ou au verre de prendre la place, par des entonnoirs et des conduits, de la cire après qu’elle se soit écoulée par d’autres conduits. Il est nécessaire, en conséquence de souder à la sculpture en cire des éléments coniques qui serviront d’entonnoirs et appelés « jets », et des filaments qui serviront de conduits aux matières et à l’air, et appelés « évents ». Cônes et filaments sont donc réalisés en cire, comme la sculpture. L’ensemble est alors revêtu d’un ciment réfractaire,  en veillant à laisser émerger la base des cônes. Après solidification du revêtement, la cire sera évacuée par la chaleur, laissant un creux qui sera rempli via les jets. Les évents permettent à la fois l’évacuation de l’air et une bonne répartition de la matière dans les détails du moule. Ce moule doit ensuite être détruit par voie mécanique ou chimique pour récupérer l’exemplaire réalisé. Celui-ci devra alors être débarrassé des traces des jets et des évents.

Cette technique est utilisée pour la réalisation de pièces uniques en verre ou en métal. Il est cependant possible de réaliser plusieurs cires à partir de la cire originale en utilisant un moule souple, autrefois en gélatine, et aujourd’hui en silicone